Le congé parental est de plus en plus populaire et a même atteint un record en 2024 selon les derniers chiffres de l’ONEM. En effet, plus de 100.000 personnes en moyenne ont eu recours chaque mois au congé parental. La progression est surtout marquée chez les hommes [1]. Un essor qui s’explique par l’essor des familles monoparentales, les difficultés de garde mais aussi par un changement des politiques et des mentalités. Petit tour d’horizon et zoom sur le congé parental à la Région bruxelloise.
Actualités
25 février 2025
Il s’agit d’un congé thématique, c’est-à-dire une forme spécifique d’interruption de carrière permettant aux travailleurs de suspendre ou de réduire temporairement leurs prestations pour s’occuper leur enfant(s). Chacun des deux parents a droit au congé parental au nom du même enfant.
Durant cette interruption, le travailleur obtient une allocation forfaitaire, payée mensuellement par l’ONEM. Cette allocation est majorée pour les familles monoparentales.
Le congé parental peut être demandé tant que le travailleur a des enfants en dessous de 12 ans. Il y a 4 formules possibles :
Pour plus d’informations, consultez le site internet de l’Onem : congé parental
L’Office national de l’emploi vient de publier ses chiffres annuels pour les interruptions de carrières et congés thématiques. 2024 a été l’année de tous les records : plus de 100.000 personnes en moyenne ont eu recours chaque mois au congé parental et de plus en plus d’hommes y ont recours [3].
En effet, 37% des parents qui prennent un congé parental sont des pères. Si c’est 14% de plus en 2024 par rapport à 2023, c’est toujours quasi deux fois moins que les mères qui représentent 63% des parents qui réduisent leur temps de travail pour s’occuper de leurs enfants [4].
Plus de la moitié des parents (51 %) optent pour une réduction d'un jour par semaine et travaillent donc à 4/5ème. L'interruption de 1/10ème est ensuite privilégiée et constitue une forme d'interruption particulièrement populaire parmi les pères. En effet, plus de 80 % des pères (82 %) prennent une pause de 1/10ème ou de 1/5ème, contre 64 % des mères.
Cette nouvelle formule du1/10ème permet de prendre soit une demi-journée par semaine, soit une journée tous les 15 jours et est particulièrement intéressante pour les parents ayant la garde alternée.
Les pauses à temps plein et à mi-temps ont deux fois plus de succès chez les mères (36 %) que chez les pères (18 %)[5].
De manière générale, on observe une hausse du nombre de congés parentaux pris tant par les mères que par les pères depuis une quinzaine d’années. Ces données s’expliquent principalement par deux facteurs : le contexte sociétal d’une part et la hausse des familles monoparentales d’autre part [6].
Aujourd’hui, environ 4 enfants sur 10 ne vivent pas dans une famille « nucléaire » (composée d’un couple de parents et de leurs enfants) selon le Baromètre 2024 de la Ligue des Familles [7]. Dans ce cadre, davantage d’hommes peuvent être poussés à prendre un congé parental. Pour autant, dans les cas où les enfants sont hébergés à 100% chez l’un des parents, ce sont à 82% des mères qui élèvent seules leurs enfants contre 18% des pères[8]. Cela explique en partie le nombre élevé de congés parentaux chez les femmes.
Cette tendance de fond peut aussi se justifier par la difficulté de trouver des solutions de garde. En effet, toujours selon la Ligue des Familles, 23% des parents déclarent devoir diminuer leur temps de travail ou même arrêter de travailler faute de place en crèche[9].
Par ailleurs, les dernières politiques prises en la matière encouragent les hommes à prendre plus de temps pour leurs enfants : citons par exemple l’allongement des congés de naissance pour les co-parents, ou la flexibilisation des modalités de congé parental.
Mais il est primordial de continuer à promouvoir le congé parental chez les pères. En effet, lorsque les congés destinés à l’éducation des enfants sont répartis égalitairement dans les couples hétérosexuels, on constate une plus grande égalité de genre dans le monde du travail[10].
A la Région de Bruxelles-Capitale, l’égalité de genre et l’équilibre vie privée-vie professionnelle sont des priorités pour garantir le bien-être des collaborateurs.
Tant les pères que les mères peuvent prendre un congé parental supplémentaire « hors interruption de carrière ». Ils ne sont alors pas indemnisés par l’ONEM mais peuvent réduire leur temps de travail durant 4 mois supplémentaires.
Il est possible de prendre les deux types de congé parental l'un après l'autre ou de prendre plusieurs périodes au cours de la carrière, aussi longtemps que la durée maximale des deux congés n'est pas dépassée.
Pour en savoir plus sur ce congé parental consultez la page qui y est consacrée sur notre site : Congé parental hors interruption de carrière | talent.brussels)
De nombreux autres congés « familiaux » existent pour garantir le bien-être de tous les agents, ils sont rassemblés dans la partie « Fonctionnaire » du site internet de talent.brussels : Congé familial | talent.brussels
Sources :
[1] [3] Chiffres Interruption de carrière, congés thématiques et crédit-temps – décembre 2024 | Office national de l'emploi
[2] ONEM.be - Le congé parental
[2] [4] Tout savoir sur le congé parental, de plus en plus populaire, et qui a atteint un record en 2024 - RTBF Actus
[5] Le congé parental repart à la hausse | SD Worx
[6] [10] De plus en plus de pères prennent leur congé parental, notamment quand ils sont séparés - RTBF Actus
[7] [8] [9] Baromètre des parents 2024 | La Ligue des familles
Pour en savoir plus :
ONEM.be – Montant des allocations des Congés thématiques
Interruption de carrière complète ou partielle pour congé parental | talent.brussels
Congé parental hors interruption de carrière | talent.brussels